Monsieur le Président,

Notre groupe vous a sollicité à de nombreuses reprises ces deux dernières années concernant les dysfonctionnements de la Maison départementale des personnes handicapées des Hauts-de-Seine (MDPH 92).

Ces dysfonctionnements sont aujourd’hui bien connus et identifiés, tant par les usagers que par les services départementaux : retards de traitement des dossiers dépassant largement les 4 mois légaux, problèmes liés à l’accueil téléphonique et à l’accueil physique à la MDPH.

Autant d’éléments qui mettent en difficultés de nombreux usagers en attente de la mise en application de leurs droits, mais aussi les agents de la MDPH, dont beaucoup sont en souffrance.

Ceci d’autant plus après la cyberattaque subie par notre Département l’an dernier.

Ainsi, ces dernières semaines encore, les usagers étaient toujours nombreux à nous solliciter pour répondre à leurs questions sur l’avancée de leurs dossiers, et à leurs inquiétudes sur l’obtention de leurs droits.

Il s’agit donc d’avancer collectivement vers la résolution de ces dysfonctionnements, en permettant à nos concitoyens d’avoir la plus grande visibilité possible sur ce qui est entrepris en ce sens.

Suite à une interpellation de notre groupe en février dernier, vous aviez annoncé le recours à un prestataire pour contribuer au traitement des dossiers en souffrance, ce qui était une avancée.

Plus récemment, après une nouvelle interpellation de notre groupe à la commission permanente du 15 juin dernier, vous nous avez annoncé un certain nombre de nouvelles mesures, sur lesquelles nous souhaiterions avoir quelques éclaircissements pouvant intéresser les usagers, d’autant plus que la Commission permanente n’était pas publique.

En l’absence de compte-rendu officiel de cette commission, et si les notes que nous avons pu prendre sont exactes, vous nous indiquiez ainsi que :

-Sur 140 postes à la MDPH, 129 sont pourvus, et qu’il y a donc actuellement 11 postes non pourvus, dont 3 ETP de médecins coordinateurs, avec un objectif de pourvoir ces postes au plus vite.

-Sur le retard des dossiers non entièrement résorbé :

Il restait, à la fin mai 2026, encore une centaine de dossiers de 2024 à traiter.

L’objectif de fin de traitement des dossiers de 2024 serait ainsi fixé à fin juillet 2026.

Le traitement des dossiers de 2025 serait prévu de début août 2026 à début 2027.

L’objectif de traitement des dossiers à 4 mois légaux serait prévu pour début 2027.

Vous ajoutiez qu’à priori, à ce jour, il n’y aurait pas de retard sur les dossiers 2026.

Ces nouveaux points laisseraient espérer de nouvelles avancées, même si des questions se posent : le compte-rendu de la Commission exécutive de la MDPH réunie le 2 avril dernier évoque en effet, concernant les dossiers non évalués de 2024, un traitement concernant les dossiers « Enfants ».

Qu’en est-il précisément ?

Par conséquent, dans le cadre de cette séance publique, pouvez-vous Monsieur le Président, pour les élus ici présents et pour les usagers qui suivent nos débats, confirmer l’ensemble de ces informations, et éventuellement y apporter des précisions ?