Monsieur le Président, chers collègues,
Comme nous l’avons encore vu ces dernière semaines, l’impact du réchauffement climatique s’impose à nous chaque jour.
Les deux canicules que nous venons de vivre ne sont pas des alertes, mais des sommations.
Nous devons donc nous y préparer davantage.
Une implication déterminée des collectivités sur la lutte contre le réchauffement climatique et l’adaptation à ses effets, sur la préservation des espaces et des ressources naturelles, est aujourd’hui essentielle.
En ce sens, nous voterons favorablement cette stratégie, qui propose entre autres la création de nouveaux espaces naturels, le développement des continuités écologiques ou encore le renforcement de la présence de la nature dans les zones densément peuplées.
Dans ce département où les inégalités sociales et environnementales sont très fortes, l’accès à la nature pour toutes et tous reste un enjeu majeur. En effet, les quartiers populaires sont ceux qui connaissent les plus fortes chaleurs, les taux les plus faibles de végétalisation, et des expositions plus importantes aux pollutions.
La nature doit être un droit pour toutes et tous. Les espaces verts sont des équipements publics, au même titre que les écoles, les transports ou les services publics, qui participent à la santé, au bien-être et à l’égalité entre les habitantes et habitants.
Sur cette stratégie, nous souhaitons exprimer plusieurs remarques :
Premièrement, il est surprenant qu’elle mentionne de façon si succincte, un plan canicule en 3 phrases, alors que cela devrait être beaucoup plus développé et transversal.
Concernant les collèges, ce plan est vital pour les conditions de travail des élèves et des équipes pédagogiques. Un travail est entrepris, mais au regard de l’urgence ne devrait-il pas être accéléré, en prenant en compte les inégalités sociales ?
D’autre part, il n’est pas indiqué clairement un objectif de réduction de la place de la voiture et du bitume, ce qui est paradoxal s’il s’agit de laisser plus de place à la nature.
De plus, ce rapport précise que les contrats de développement Département-Villes, pourront contribuer au financement de projets communaux.
Si nous admettons le principe que la protection et le développement des espaces de nature sont désormais une nécessité face à l’enjeu climatique, il nous semble que les moyens financiers en ce sens devront être revus à la hausse.
Par conséquent, est-il prévu de renforcer la part départementale des CDDV, en investissement et en fonctionnement, pour ces actions ?
Ne serait-il pas plus judicieux de créer un nouveau dispositif spécifique pour accompagner les villes dans leurs projets de renaturation ?
Ce serait un geste fort de notre Département pour agir sur ces questions cruciales et urgentes, sans se substituer à l’Etat qui, on vient de le voir, vient de décider un scandaleux coup de rabot sur le fonds vert, à contre-sens des besoins en matière de transition écologique.
Je vous remercie.
