Lors de la séance publique de ce 3 juillet, nous avons une nouvelle fois interpellé le Président du Conseil départemental sur la situation de la MDPH des Hauts-de-Seine.

Depuis plus de deux ans, notre groupe ne cesse d’alerter sur les dysfonctionnements de la MDPH et leurs conséquences pour les personnes en situation de handicap, leurs familles, les aidants, les professionnels, mais aussi pour les agents de la MDPH, eux-mêmes confrontés à des conditions de travail particulièrement difficiles. La cyberattaque de l’an dernier est venue aggraver une situation déjà très dégradée.

Aujourd’hui encore, les délais de traitement restent très éloignés du délai légal de quatre mois, privant de nombreux usagers de l’accès effectif à leurs droits. Cette situation n’est plus acceptable.

À la suite de notre intervention, le Président Georges Siffredi a annoncé plusieurs mesures:

– le recrutement de nouveaux agents afin de pourvoir les postes vacants ;

– le recours à un prestataire pour résorber les dossiers de 2024 encore en attente, avec un objectif de traitement d’ici octobre 2026 ;

– un rattrapage des dossiers de 2025 d’ici au début de l’année 2027 ;

– une capacité retrouvée des équipes à traiter les dossiers déposés en 2026.

Ces annonces vont dans le bon sens. Elles témoignent que nos alertes répétées, nos interventions en séance, notre mobilisation aux côtés des usagers, des associations et des agents ont contribué à faire de la situation de la MDPH un enjeu désormais reconnu.

Pour autant, nous resterons pleinement mobilisés. Tant que les délais légaux ne seront pas respectés et que chaque personne en situation de handicap ne pourra pas accéder rapidement à ses droits, nous poursuivrons notre action et nous veillerons à ce que les engagements pris aujourd’hui soient effectivement tenus.