Mesdames, messieurs, cher.e.s collègues,
Je prends la parole au nom du groupe Gauche Citoyenne, Communiste et Républicaine pour prendre acte de la démission de monsieur Franchi au conseil d’administration de l’établissement Paris La Défense.
Mais si j’interviens ici, c’est aussi pour vous renouveler notre proposition de faire en sorte qu’un membre de l’opposition départementale siège au sein de ce conseil d’administration.
Pourquoi ?
- Parce que le secteur de La Défense est actuellement en pleine et nécessaire mutation.
- Parce que le Conseil départemental alloue 30 millions d’€ par an à l’établissement public et que ses administrés sont en droit de savoir où passe cet argent et pour quoi faire exactement.
- Parce qu’un projet de loi portant sur l’avenir de La Défense, auquel le Département des Hauts-de-Seine a – nous le savons – contribué, a récemment été voté sans que cela fasse l’objet du moindre débat au sein de l’assemblée.
- Parce que le projet de loi relatif au logement porté par le ministre Jeanbrun évoque l’évolution du quartier d’affaires en faisant référence à de récentes études qui, elles non plus, n’ont jamais été partagées aux élu.e.s départementaux.
- Enfin et plus généralement, parce que le Département des Hauts-de-Seine est engagé sur ce sujet et qu’en son sein, on n’en débat tout simplement pas.
Toutes ces raisons renforcent l’idée qu’un représentant de l’opposition doit siéger au conseil d’administration, surtout quand le Département y dispose de 9 sièges de titulaires et d’autant de suppléants !
Si cette proposition n’est pas retenue, je vous le dis simplement, nous voterons contre ce rapport et nous le ferons savoir. Assurément, vous ne pouvez continuer d’entretenir volontairement l’opacité autour de ce sujet structurant qui requiert, bien au contraire, de la transparence et des discussions entre nous.
Cela semble d’autant plus pertinent que toutes les communes du secteur sont représentées par un élu départemental au CA de PLD, tandis que le représentant de Bois-Colombes au sein de cette assemblée y siège alors que sa Ville n’est pas située dans le périmètre de La Défense et ne fait pas non plus partie de Paris Ouest La Défense. Par conséquent, j’y vois ici l’opportunité que son siège soit dévolu à un membre de l’opposition.
Il s’agit là, ni plus ni moins, de répondre – même partiellement – à un déni de démocratie. Sauf à considérer que le quartier d’affaires revête une dimension si particulière qu’il faille le considérer comme une république bananière, s’affranchissant de tout devoir de transparence, et fonctionnant sous le régime de la ploutocratie.
Je vous remercie
