Crise du logement en Ile-de-France et dans les Hauts-de-Seine : il est grand temps de répondre à l’urgence !
La parution des données 2025 sur les demandes de logement social en Ile-de-France vient à nouveau confirmer la gravité de la crise du logement dans notre Région, et notamment dans les Hauts-de-Seine.
Le nombre de personnes en attente d’un logement social dans la région dépasse pour la première fois les 2 millions, à exactement 2 058 483, soit 96 313 personnes de plus en un an (+4,91%).
Dans les Hauts-de-Seine, ce nombre passe de 272 035 personnes en 2024, à 282 430 en 2025 (+3,8%)
Ces chiffres témoignent une fois de plus des difficultés que rencontrent pour se loger les salariés, les jeunes, les familles monoparentales, les étudiants, mais aussi les personnes en situation de handicap (ces derniers représentant 10% des demandes dans les Hauts-de-Seine, et 11% dans la Région).
Ils témoignent aussi et surtout de la nécessité absolue de construire davantage de logements sociaux, sur tout le territoire régional et altosequannais.
De ce point de vue, il n’est pas admissible que 16 villes sur 36 dans notre département continuent à ne pas respecter le seuil légal des 25% de logements sociaux.
Il est tout aussi inadmissible que la Région Ile-de-France continue à empêcher les communes ayant plus de 30% de logements sociaux d’en construire, en invoquant une clause soi-disant « anti-ghetto » ! De même concernant le Département des Hauts-de-Seine, quis’inscrit dans une logique similaire en refusant de financer la construction de logements sociaux PLAI et PLUS dans les communes où le taux SRU est supérieur à 35%.
Empêcher des villes de construire alors que les besoins sont colossaux démontre une vision élitiste et déconnectée des impératifs sociaux.
La mixité sociale ne peut pas être une valeur que l’on défend dans les discours mais que l’on refuse dans les actes.
Nous répéterons cette exigence sans relâche, comme nous le faisons depuis des années : la solidarité ne peut plus être supportée par quelques villes seulement, elle doit être mise en pratique par toutes les communes des Hauts-de-Seine, sans exception.
En outre, à l’inverse des orientations prises par le projet de loi Jeanbrun, et comme le démontrent les épisodes caniculaires successifs, il est urgent que soit mise en place une politique ambitieuse de rénovation énergétique et de lutte contre les passoires et les bouilloires thermiques, dotée de moyens conséquents.
Le droit au logement est indissociable du droit à un logement digne pour toutes et tous.
