Regardez l’intervention de Denis Datcharry en vidéo ici :
Monsieur le président, Chers collègues,
Nous l’avons déjà dit dans cette assemblée, le principe même de confier l’alimentation de nos jeunes à un prestataire dont la raison d’être est de maximiser les profits financiers de ses actionnaires est pour nous un réel problème.
Qui plus est lorsque ces entreprises commerciales font payer à la collectivité les risques et les aléas liés à leurs activés.
Et c’est encore plus un problème lorsque le service rendu n’est pas à la hauteur des engagements pris.
La première demande d’indemnisation d’Elior, faite l’an dernier pour l’année 2020, qui correspondait au plus fort de la crise du Covid, pouvait être légitime.
Pour les années suivantes, pour lesquelles une nouvelle indemnisation, toujours pour le Covid est demandée aujourd’hui, cela pose réellement question.
Et concernant la revalorisation tarifaire demandée dans le cadre du nouveau contrat, c’est tout aussi discutable.
Nous avons déjà longuement dénoncé la piètre qualité des repas proposés à nos collégiens par ce prestataire.
Des promesses d’améliorations ont été faites. Des efforts ont sans doute été réalisés dans certains collèges. Néanmoins nous sommes encore très loin du compte, et les témoignages et avis négatifs qui remontent des établissements restent nombreux.
Il en découle très logiquement un problème de fréquentation de ces cantines :
Par exemple seuls 9,5% des élèves du collège Edouard Manet de Villeneuve-la-Garenne sont demi-pensionnaires.
En raison de ce faible taux de fréquentation, les enquêtes de satisfaction qui sont faites, même lorsqu’elles donnent des résultats acceptables, ne sont pas représentatives.
Ces chiffres sont préoccupants si l’on considère que la restauration scolaire, particulièrement dans le service public, revêt aussi une fonction pédagogique et sanitaire en matière d’alimentation.
Il est indispensable, sur ce plan, de redonner aux cantines de nos collèges de l’attractivité auprès de tous ces jeunes, qui pour beaucoup, se rabattent vers les fast-foods et des repas de moindre qualité nutritive.
C’est aussi un enjeu pour rendre, de façon plus globale, les établissements d’enseignement public plus attractifs dans notre département.
C’est pour cela que nous continuons à demander la mise en œuvre des productions sur place, et des circuits courts.
Pour toutes ces raisons, notre groupe votera contre cette délibération. C’est notre façon à nous d’appliquer des pénalités à ce prestataire.
Je vous remercie.
