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Monsieur le Président, Chers collègues,

Nous voterons bien sûr pour cette délibération qui propose d’augmenter à hauteur de 75% la prise en charge du coût du pass Navigo pour les agents du Département.

C’est une mesure positive dans le contexte d’inflation actuel, où il faut soutenir le pouvoir d’achat des agents, et au-delà, celui de l’ensemble des salariés.

Cette mesure contribuera aussi, nous l’espérons, à renforcer l’attractivité de notre collectivité, qui peine à recruter dans de nombreux secteurs clés liés à ses compétences.

Cette mesure va aussi compenser les dépenses de nos agents liées à la hausse du prix du pass Navigo à 84 euros, décidée l’an dernier par Ile-de-France Mobilités.

Je souhaite profiter de ce rapport pour évoquer la politique régionale de transports, qui touche pleinement les alto-sequanais :

Ces choix politiques ont en effet pénalisé l’ensemble des usagers, alors même que la qualité du service s’est fortement dégradée sur les lignes de bus, de métro et de RER, et que les nouveaux projets tardent à venir, je pense par exemple à l’arrivée d’Eole à Nanterre, ou au prolongement du T1 vers Colombes, Nanterre et Rueil.

La dégradation des services s’aggravera encore avec la privatisation engagée aux forceps par Valérie Pécresse, et à laquelle nous sommes opposés.

Nous l’avons dit, les transports franciliens doivent rester un vrai service public de qualité. Ils ont besoins de nouveaux financements, et nous sommes de ceux qui pensent qu’il ne revient pas aux usagers, déjà très sollicités, de supporter cette charge.

La Région et Ile-de-France Mobilités, où siège notre collectivité, doivent porter auprès de l’Etat le principe de nouvelles ressources fiscales, en faisant participer davantage les acteurs économiques les plus riches, notamment ceux de La Défense.

Je voudrais terminer en parlant des conditions d’attribution de la carte Améthyste dans notre département.

Il nous semble en effet que le contexte actuel devrait être l’occasion de les élargir, en assouplissant les critères d’éligibilité.

Dans les Hauts de Seine, les personnes de moins de 20 ans en situation de handicap n’y ont pas accès, ni celles dont le taux d’invalidité est inférieur à 80 % ; de même que les personnes en invalidité de seconde catégorie. Leur donner droit à ce dispositif serait une réelle avancée sociale.

Je vous remercie.