Monsieur le Président,
Nous voterons pour cette convention. Comme vous le savez, depuis deux ans notre groupe intervient régulièrement sur les difficultés rencontrées à la MDPH par les personnes en situation de handicap et leurs familles.
Nous avons régulièrement demandé des accueil MDPH au plus près des habitants, pour leur éviter des déplacements à la Défense. Donc cette convention est une évolution positive.
Nous avons également appris en commission que les formations des agents avaient commencé.
Les accueils sur la Caravane solidaire vont également dans le bon sens, et nous en prenons acte.
Mais il faut mesurer la portée réelle de cet accueil de premier niveau. Les agents pourront aider à constituer un dossier, vérifier la présence des pièces et renseigner sur son avancement. Mais pour des situations plus complexes, les usagers seront renvoyés vers des référents MDPH. Et l’instruction, l’évaluation des dossiers restent à la MDPH. Autrement dit, nous rapprochons l’information des habitants, mais pas encore les réponses dont ils ont besoins. La proximité reste donc relative.
A Gennevilliers, nous avions un SST, il est désormais mutualisé avec Asnières et implanté à Asnières. Et pour des habitants confrontés à des difficultés de mobilité ou à des obstacles sociaux et administratifs, cette distance reste importante.
Je voudrais aussi insister sur les moyens humains. La réorganisation des SST a fait que les agents assurent déjà de nombreuses missions. Cette nouvelle mission mobilisera les GOS. Or, la convention prévoit leur formation, mais on ne voit aucun recrutement supplémentaire prévu. Il faut aussi protéger les conditions de travail des agents des SST, comme pour ceux de la MDPH, qui sont déjà confrontés à des situations humaines difficiles.
Nous demandons donc une évaluation des besoins, une cartographie territoriale et des effectifs adaptés.
Pouvez-vous également nous préciser où en sont les recrutements de médecins évaluateurs à la MDPH, dont le nombre était tombé à trois. Car l’accueil ne suffira pas sans moyens pour instruire les dossiers.
Enfin, votre rapport évoque les CCAS comme points d’accueil complémentaires. A Gennevilliers nous avons renforcé notre pôle handicap avec une assistante sociale référente. C’est un choix assumé dans une ville populaire. Mais notre analyse des enjeux sociaux fait aussi apparaître des enjeux croissants liés au handicap, notamment pour les enfants, et donc des besoins d’accessibilité, d’inclusion, d’accompagnement dans tous les domaines de la vie.
Et lorsque les habitants n’arrivent plus à joindre la MDPH, c’est aussi vers nos CCAS qu’ils se tournent. Nous les accueillons car nous pratiquons l’accueil inconditionnel, pour autant nos moyens municipaux ne peuvent pas continuer à pallier les difficultés de la MDPH au détriment de leurs autres missions.
Donc nous renouvelons notre demande de permanences régulières de professionnels de la MDPH dans les communes volontaires, notamment dans les CCAS, dans les lieux de proximité comme les centres sociaux, avec des personnels et des moyens relevant du département et de la MDPH.
Monsieur le Président, vous annoncé un retour à la normale des délais de traitement des dossiers MDPH en janvier 2027. Nous souhaitons comme vous que cet engagement soit tenu, car derrière les dossiers en attente, vous le savez, ce sont aussi des droits retardés, des vies fragilisées et la dignité des personnes qui est en jeu. Ces engagements doivent donc se traduire concrètement, sur le terrain.
Je vous remercie.
