REGARDEZ EN VIDEO L’INTERVENTION DE DENIS DATCHARRY :

Monsieur le Président, chers collègues,

Le développement durable et le changement climatique sont les deux faces d’une même pièce. On ne peut parvenir au développement durable sans mener une action pour le climat, et inversement.

C’est un défi pour la planète, qui nous engage toutes et tous. Je vais citer le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres qui, à l’occasion du dernier rapport du GIEC, déclarait : « Les pays et les entreprises les plus polluants ne se contentent pas de fermer les yeux face à la crise climatique, ils jettent de l’huile sur le feu ».

Si cette formule apparaît un peu brutale, elle doit néanmoins être prise au sérieux et on se doit de toujours l’avoir en tête pour être toujours plus ambitieux et pour répondre de façon transversale à ce défi global.

Ce rapport annuel nous présente un aperçu de l’activité des services départementaux, et c’est une occasion de faire le point sur nos actions et nos engagements.

Quelques remarques :

Tout d’abord, on peut regretter que ce rapport ne présente pas de façon systématique, claire et lisible, un ensemble d’indicateurs, année par année, permettant d’évaluer la prise en compte du développement durable dans chacune de nos politiques publiques. Cela nous aiderait à mieux mesurer les progrès réalisés, mais aussi les futurs efforts à fournir, dont certains sont urgents.

Je le rappelle, le développement durable relève aussi d’une action pour la cohésion sociale du territoire, contre les inégalités, pour plus de justice sociale, économique et environnementale.

On voit le défi majeur que représente aujourd’hui le coût de l’énergie, qui impose de renforcer significativement notre sobriété énergétique : cela doit nous inciter à accélérer drastiquement l’investissement dans la rénovation thermique des logements sociaux, des collèges et autres équipements publics.

Dans d’autres domaines, comme la restauration scolaire des collèges, par exemple, de nouvelles actions pourraient être engagées en matière de circuits courts, en travaillant davantage avec les producteurs des départements voisins, en particulier les Yvelines. Il est sans doute dommage que cela n’ait pas été mis à l’étude dès la création de l’Établissement Public entre nos deux départements, en 2016.

En matière de transports et de mobilités, les chantiers à venir restent importants. Nous soutenons bien sûr, nous l’avons déjà dit, l’engagement du Département pour les réseaux cyclables, mais au-delà de cet aspect, l’usage des transports en commun et leur développement restent une problématique lourde : alors que la qualité du service se dégrade fortement, la hausse du prix du pass Navigo est un coup dur supplémentaire porté aux usagers !

Nos transports collectifs ont besoin de nouveaux financements, et nous sommes de ceux qui pensent qu’il ne revient pas aux usagers, déjà très sollicités, de supporter cette charge. Notre Département devrait, avec la Région et IDF Mobilités, porter auprès de l’Etat le principe d’une révision du versement mobilité, en faisant participer davantage les acteurs économiques les plus riches, notamment les grandes entreprises de La Défense.

Pour conclure, le rapport évoque bien sûr la question de l’amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services sociaux. Notre groupe, notamment avec ma collègue Nadia Mouaddine, est intervenu à plusieurs reprises ces derniers mois pour rappeler l’urgence de renforcer les services sociaux territoriaux des Hauts-de-Seine. Je n’y reviendrai pas ici, mais ce sujet doit rester au cœur de nos préoccupations.

Pour terminer, je pense qu’en matière de développement durable, notre Département a les moyens d’être une collectivité exemplaire et innovante.

Je vous remercie.