Lors de cette commission permanente, nous sommes intervenus sur un projet de convention entre le Département et la préfecture des Hauts de Seine, concernant l’évaluation des Mineurs non accompagnés (MNA).

Cette convention pose de nombreux problèmes ! Elle comprend des dispositions certes légales mais que nous jugeons totalement inacceptables, comme la création du fichier AEM, un fichage discriminatoire d’enfants étrangers. Le principe de transmission systématique des listes de jeunes sous OQTF par la préfecture nous inquiète : annonce-t-il une mise à la rue automatique de ces jeunes ?

Ce document entérine en outre les convocations forcées des jeunes avant leurs 18 ans pour l’examen anticipé de leur droit au séjour, sur la base d’une simple circulaire, qui précise pourtant que cela doit être une possibilité et non une obligation. Cette pratique conduirait à des OQTF prématurées pour des jeunes devant bénéficier de contrats de formation.

Ceci contribue à précariser encore davantage ces jeunes qui relèvent de la protection de l’enfance.

Plus largement, cette convention s’inscrit dans un contexte national inquiétant, où l’extrême droite impose ses thématiques et influence les politiques migratoires. Cette approche répressive et déshumanisée tourne le dos aux valeurs de solidarité et d’émancipation.

Nous entendons à l’inverse défendre une politique digne et humaine envers ces jeunes ! Non seulement parce que c’est un devoir moral et républicain, mais aussi parce qu’il est dans l’intérêt de notre société de leur offrir des perspectives : se former, se soigner, travailler légalement, s’intégrer durablement et mener ici une vie normale, comme tout citoyen et avec les mêmes droits.