Il y a 20 ans, la loi du 11 février 2015 promettait l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Aujourd’hui, la réalité est tout autre et beaucoup reste à faire pour faire respecter les droits et répondre aux besoins de nos concitoyen.nes en situation de handicap.
La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est un des rouages fondamentaux des politiques de solidarité du Département, pour les personnes porteuses de handicap et leurs proches. Le travail accompli au quotidien par les agents de ces équipes pluridisciplinaires est précieux et essentiel.
Tous les signaux de la MDPH sont pourtant aujourd’hui au rouge, faute de moyens et de personnels suffisants. Les alertes des usagers sur les dysfonctionnements rencontrés nous inquiètent. De trop nombreux habitants témoignent de délais d’attente extrêmement longs pour le traitement de leurs demandes : 12 mois, parfois bien davantage, alors que le délai maximum légal est fixé à 4 mois.
Comment tolérer, dans le département le plus riche de France, que la MDPH soit qualifiée dans la presse de « peut-être la pire de France » (Le Parisien, 04/02/2025) ?
Comme pour les services sociaux territoriaux, la situation critique de la MDPH est la conséquence d’une politique de la droite départementale qui s’est massivement désengagée ces dernières années de la solidarité. Nous l’avons toujours combattue et continuerons de le faire, pour les Alto-Séquanais.
Nous exigeons un plan d’urgence pour la MDPH, pour améliorer rapidement les délais de traitement des dossiers et donner les moyens aux personnels de travailler dans des conditions normales.
Nous demandons aussi une présence physique accrue de ce service public sur l’ensemble du territoire des Hauts-de-Seine, sous la forme de permanences dans les villes, pour que les temps de parcours ne soient plus un frein au recours aux droits. Les dispositifs d’accueil numérique actuellement développés ne peuvent pas s’y substituer.
La qualité des services publics départementaux d’action sociale et de solidarité est ici en jeu : il est urgent de mettre en place des mesures fortes pour satisfaire pleinement toutes les demandes des personnes en situation de handicap !
Hélène Cillières
