Je voudrais compléter l’intervention de mon collègue par un autre exemple illustrant la difficulté du département à mobiliser ses excédents en faveur des quartiers populaires.

L’an dernier, le département avait exceptionnellement contribué au dispositif « Quartiers d’été »  à hauteur d’un peu plus de 40 000 euros pour Nanterre, 232 000 pour le département, du fait de la crise sanitaire.

Sur cette intervention, le compte administratif 2020 indiquait ainsi, je cite : « La crise sanitaire a généré des difficultés rencontrées en particulier par les habitants des quartiers prioritaires. Les communes concernées ont été confrontées à l’impératif de renforcer durant l’été les mesures permettant de proposer des activités aux jeunes des familles modestes. Le Département a donc mis en place un « Plan vacances été jeunes » comportant un soutien aux communes pour le financement de dispositifs. »

Alors que l’on sort d’une 3éme vague pour entrer dans une 4éme, montrant que la crise sanitaire, malheureusement, n’est pas encore dernière nous, le Conseil départemental n’a pas jugé nécessaire de renouveler son financement exceptionnel, au grand dam des associations qui interviennent dans les quartiers populaires et qui auraient bien besoin de ce coup de pouce.

De là à croire que ce financement, en fait, était plus lié à la perspective des élections départementales à venir qu’à la crise sanitaire, il n’y a qu’un pas que nos concitoyens, et notamment ceux qui s’abstiennent, vont s’empresser de franchir, sans que nous puissions leur donner tort.