Monsieur le Président,
Ces deux dernières années, nous vous avons alerté à plusieurs reprises sur les dysfonctionnements qui touchent la MDPH des Hauts-de-Seine, et sur les délais d’attente extrêmement longs imposés aux usagers pour le traitement de leurs demandes.
Ceux-ci exprimaient en effet leurs inquiétudes et incompréhensions après huit, neuf, parfois quinze mois sans réponse des services de la MDPH après le dépôt de leurs dossiers.
Ces situations sont d’autant plus préoccupantes s’agissant de personnes ou de parents d’enfants en situation de handicap, qui se trouvent parfois en grande difficulté sur le plan économique.
Cette problématique s’est malheureusement aggravée suite à la cyberattaque subie par les services départementaux en mai 2025.
Nous avons pris bonne note des mesures que vous avez annoncées pour y répondre.
Nous souhaitons vivement que le déménagement prochain de la MDPH dans de nouveaux locaux permette d’améliorer les conditions d’accueil des publics, de même que les conditions de travail des agents.
Pour autant, rien ne garantit qu’il permettra de résoudre l’ensemble des problématiques que rencontre la MDPH.
Nous continuons aujourd’hui à être régulièrement sollicités par des usagers inquiets et en difficultés, toujours dans l’attente de réponses à leurs demandes déposées depuis huit mois, dix mois, parfois même deux ans.
Le délai légal de 4 mois pour le traitement des dossiers n’est toujours pas respecté, et de fait, la légitime colère des usagers persiste.
Vous évoquiez récemment dans la Lettre du Département l’idée d’intégrer les agents de la MDPH au service itinérant de la Caravane solidaire. C’est un premier pas positif mais hélas, encore insuffisant.
Nous l’avons dit à plusieurs reprises. Un plan d’urgence est nécessaire pour améliorer les délais de traitement des dossiers et donner les moyens aux personnels de la MDPH de travailler dans des conditions normales.
De même, une présence physique accrue de ce service public sur l’ensemble du territoire des Hauts-de-Seine, sous la forme de permanences dans les villes, est essentielle pour que les temps de parcours ne soient plus un frein au recours aux droits. Et ce, au-delà de la Caravane solidaire.
Au regard de ces éléments, Monsieur le Président, quelles nouvelles mesures proposez-vous de mettre en œuvre pour permettre à la MDPH des Hauts-de-Seine d’accompagner comme il se doit les habitant.es de notre département ?
Je vous remercie.
