Monsieur le Président, chers collègues,

Pour ce second point d’étape sur l’avancement de l’Agenda 2030 départemental adopté en 2024, nous voudrions d’abord souligner l’importance des enjeux qu’il recouvre, tant en termes d’urgences sociales et économiques, que d’urgences écologiques et climatiques.

Les catastrophes climatiques qui nous touchent maintenant chaque année nous rappellent la nécessité d’agir avec détermination, à tous les échelons territoriaux, à la fois pour limiter les causes du réchauffement, pour anticiper ses effets, et aussi pour adapter nos territoires, pour qu’ils continuent à être viables dans le futur.

Ceci bien sûr en prenant pleinement en compte la nécessaire résorption des inégalités sociales et territoriales, qui est indissociable de ces enjeux.

Il faut sans doute se féliciter que cette préoccupation soit maintenant largement partagée par une majorité d’élus locaux dans notre pays, comme l’a montré un récent sondage soulignant que 87 % des élus interrogés se disent préoccupés par le changement climatique, et que 70 % pensent que ce sera l’un des trois enjeux majeurs de leur prochain mandat.

Pendant trop longtemps, les collectivités ont agi sans cadre stratégique global. Aujourd’hui, la volonté existe, et elles se dotent d’outils pour mieux intégrer les problématiques environnementales dans leurs politiques publiques, c’est une réelle avancée.

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Ce point d’étape de notre agenda 2030 montre que dans notre département aussi, des progrès ont été réalisés. Nous en prenons acte, et nous saluons le travail très important réalisé par les services départementaux.

Pour autant, nous restons face à certains chantiers de grande ampleur, qui doivent progresser : je pense par exemple aux énergies renouvelables, même si nous encourageons le travail mené par la nouvelle SEM Energies.

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Nous avons par ailleurs conscience qu’une bonne partie des actions en matière de développement durable tiennent essentiellement à une meilleure cohésion entre les différentes collectivité et échelons territoriaux.

De ce point de vue, la question des transports et des mobilités reste problématique sur l’ensemble de la région Ile-de-France :

Le soutien à l’usage du vélo progresse, c’est une bonne chose. Mais un service public de transports en commun accessible et attractif est tout aussi essentiel.

Or, les logiques actuelles de privatisation des réseaux d’Ile-de-France, et le dumping social qui les accompagne vont à l’encontre des objectifs de mobilité durable. De même pour les augmentations constantes des tarifs, qui mettent les usagers sous pression, et sont contreproductives en termes d’incitation à l’usage des transports collectifs.

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Et puisque j’évoquais les inégalités sociales et territoriales, je souhaite revenir sur la mission n°11 de cet Agenda 2030, qui propose « un logement abordable et adapté pour tous ».

De ce point de vue, nous le répétons, les Hauts-de-Seine ne sont pas à la hauteur des enjeux, loin de là :

La politique de notre collectivité en matière de soutien au logement social – tout comme celle de la Région – reste un frein au développement d’une offre massive, dont nos concitoyens ont un besoin urgent.

Et trop de villes du département continuent à rester délibérément hors des taux imposés par la loi SRU.

Le journal Le Parisien publiait cette semaine une enquête édifiante sur les difficultés d’’accès au logement locatif des personnels soignants en Ile-de-France, y compris sur le territoire altoséquanais. Ce qui nous conduit à nouveau à insister sur la nécessité d’une politique du logement social beaucoup plus ambitieuse de notre collectivité, pour contribuer à mieux loger, entre autres, tous les personnels essentiels de nos services publics.

L’horizon 2030 est proche : il est temps de réagir !

Je vous remercie.