Aujourd’hui en séance publique du Département des Hauts-de-Seine, nous avons de nouveau sonné l’alerte sur les dysfonctionnements qui touchent la MDPH 92.

Malgré les engagements pris par l’exécutif départemental après nos nombreuses interpellations, nous sommes toujours sollicités par de très nombreux usagers, qui disent leurs inquiétudes et incompréhensions après huit, neuf, parfois quinze mois d’attente d’une réponse de la MDPH après le dépôt de leurs demandes.

Le délai légal de 4 mois pour le traitement des dossiers n’est toujours pas respecté, et de fait, la colère persiste.

Ces situations sont d’autant plus préoccupantes s’agissant de personnes ou de parents d’enfants en situation de handicap, qui se trouvent parfois en grande difficulté sur le plan économique.

Pendant ce temps, les CCAS des villes sont sur-sollicités pour pallier les dysfonctionnements de la MDPH, avec un coût supplémentaire pour les villes. Cette situation n’est plus tolérable.

On nous annonce le recours à un prestataire pour accélérer le traitement des 16 000 dossiers en souffrance, c’est une première avancée obtenue. 

Pour autant, nous continuons à demander un plan d’urgence pour améliorer les délais de traitement des dossiers, et donner les moyens aux personnels de la MDPH de travailler dans des conditions normales.

De même, une présence physique accrue de ce service public sur l’ensemble du territoire des Hauts-de-Seine, sous la forme de permanences dans les villes, est essentielle pour que les temps de parcours ne soient plus un frein au recours aux droits.

Hélène Cillières, Denis Datcharry, Laureen Genthon, Patrick Jarry, Nadia Mouaddine, Pierre Ouzoulias,

conseille·re·s départementaux des Hauts-de-Seine, Groupe Gauche Citoyenne Communiste & Républicaine