Au mois de mai dernier les services de notre Département ont été victimes d’une cyberattaque importante, qui a très fortement perturbé leur fonctionnement.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté de tels actes malveillants et criminels à l’encontre de nos services publics.

Depuis cet évènement, nous sommes en tant qu’élu.e.s locaux quotidiennement sollicités sur les dysfonctionnements qui en découlent, en particulier sur les prestations des services sociaux départementaux.

C’est le cas par exemple concernant le renouvellement des cartes Améthyste, ou encore pour le suivi des dossiers d’Aide personnalisée d’autonomie (APA).

C’est également très problématique concernant la MDPH qui, faute de moyens et de personnels suffisants, connaissait déjà de grandes difficultés à traiter les dossiers dans les délais impartis. C’est pourquoi nous avons demandé la mise en place d’un plan d’urgence pour cette structure.

Les effets de cette cyberattaque se répercutent sur les agents départementaux, qui sont eux aussi mis en difficulté pour accomplir leurs missions, et voient leurs conditions de travail se détériorer.

Les Centres communaux d’action sociale (CCAS) des villes, qui sont en première ligne face aux sollicitations des usagères et des usagers, se trouvent également, à leur tour, placés en difficulté pour répondre aux questions sur les dossiers déposés aux Services des solidarités territoriales (SST) ou à la MDPH.

Face à cette situation grave, nous avons demandé au Département que toutes les informations relatives à cette cyberattaque et aux perspectives de retour à la normale des services soient communiquées clairement aux usager.e.s, aux agents et aux élu.e.s.

C’est un devoir de transparence, auquel l’ensemble de nos concitoyen.ne.s ont pleinement droit !

Denis DATCHARRY