Monsieur le Président, chers collègues,

Concernant ces dotations 2026 aux collèges départementaux, nous saluons à nouveau le fait que soient davantage pris en compte, comme l’opposition l’avait demandé, les Indices de Position Sociale des établissements, afin de mieux prendre en compte les réalités sociales des collèges et de leurs publics.

Pour autant, nous notons cette année une baisse importante du montant total de ces dotations, de près de – 11,5% par rapport à l’an dernier.

Si certains collèges voient leur dotation un peu augmenter, nombreux sont ceux qui connaissent des baisses importantes.

-Nous comprenons que la diminution générale des effectifs puisse expliquer en partie ces baisses, bien que les 590 élèves de moins à la rentrée 2025 ne représente qu’à peine 1% de baisse par rapport à l’année précédente.

Pour y voir plus clair sur chaque établissement, il est dommage que les tableaux figurant en annexe au rapport ne donnent pas les évolutions annuelles d’effectifs pour chacun d’eux.

-Nous comprenons ensuite qu’un autre aspect important de cette baisse est celui des écrêtements, puisque cette année pas moins de 29 collèges sont concernés, soit 9 de plus que l’an passé, mais surtout 21 de plus qu’il y a deux ans.

Cet écart est important, puisque les montants concernés ont quadruplé en passant de 128 368 € à 558 098 € en deux ans. Certains collèges subissent ainsi un écrêtement de leur budget pour la deuxième année voire la troisième année consécutive.

Sur cette question, nous rejoignons les représentants des personnels enseignants, qui demandent qu’un dialogue plus approfondi puisse avoir lieu entre le Département et les établissements, pour chercher à comprendre pourquoi ces crédits ne sont pas davantage utilisés.

Car il est quand même difficile d’imaginer que nos établissements scolaires croulent aujourd’hui sous les moyens financiers !

Sur ces deux points, celui des évolutions d’effectifs par établissement, et celui de la cause des écrêtements, nous sommes donc demandeurs d’éclaircissements.

Au-delà de ces aspects, je souhaite revenir ici sur deux points :

  • Tout d’abord la question du financement des transports pour les sorties scolaires : je l’avais déjà évoqué à propos notamment des dépenses importantes qu’elles pouvaient impliquer pour certains établissements, avec pour résultat une limitation de ces sorties culturelles et pédagogiques.

On voit dans le rapport que les sorties en car sont clairement budgétées, en revanche nous ne voyons pas comment sont pris en compte les achats de titres de transports en commun, et nous savons qu’un certain nombre de collèges se restreignent sur ces dépenses.

Dès lors, comment notre collectivité peut mieux prendre en compte cette problématique, en tenant compte là encore des IPS, pour éviter que des classes ne se retrouvent trop limitées sur de telles sorties, notamment dans les établissements en REP et REP+ qui ont besoin de plus d’accès à la culture ?

  • Enfin, un dernier point concernant les médiateurs scolaires (sur lesquels nous reviendrons tout à l’heure avec notre question orale), vous aviez évoqué Monsieur le Président, lors d’une séance passée, votre souhait de mettre en place la présence de deux médiateurs par collège.

Cette présence est en effet essentielle dans les établissements, notamment ceux en REP et REP+.

Pourtant il me semble que ce n’est toujours pas le cas aujourd’hui. Par exemple au collège Guy Moquet de Gennevilliers, il n’y en a toujours qu’un, alors que c’est le collège REP+ le plus peuplé de l’académie.

Je vous remercie.