LA DROITE RÉGIONALE SUPPRIME LES SUBVENTIONS AUX MAISONS DÉPARTEMENTALES DES PERSONNES HANDICAPÉES
En 2014, la Région Ile-de-France, dirigée alors par une majorité de gauche, a mis en place une aide
régionale aux Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) par le biais d’une
participation financière au fonds de compensation des 8 MDPH d’Ile-de-France. Ce fonds de
compensation, créé il y a 20 ans par la loi sur l’égalité des chances, permet de participer au
financement des appareillages et des adaptations de logements et de véhicules des personnes en
situation de handicap et allocataires de la prestation de compensation du handicap (PCH).
En 2024, cette aide régionale volontariste représentait 2 053 338 euros, soit 15% des ressources
des fonds de compensation départementaux franciliens. Environ 2000 personnes bénéficiaient
chaque année de ces financements visant à améliorer l’environnement de vie des personnes en
situation de handicap.
En dépit de l’utilité sociale de ce dispositif, des difficultés majeures que rencontrent les MDPH et
en cohérence avec la droite gouvernementale, la majorité régionale conduite par Valérie Pécresse
a fait le choix d’arrêter ces aides régionales. En effet, d’après nos informations, les MDPH d’Ile-de-
France n’ont pas perçu l’aide régionale en 2025 et elle ne sera pas reconduite en 2026. Mis devant
le fait accompli, certains Conseils départementaux ont acté ce retrait, à l’image des Hauts-de-Seine
et de l’Essonne.
Cette décision, prise en catimini, est inacceptable et incompréhensible. Elle pénalise fortement les
MDPH, déjà en grande difficulté, ainsi que leurs usagères et usagers en situation de handicap. Cette
suppression s’opère alors que la droite régionale multiplie les dépenses extralégales ou
somptuaires dont l’utilité sociale est nulle, sans commune mesure avec l’aide aux personnes en
situation de handicap.
Alors que Valérie Pécresse décrétait, en 2024, le handicap comme « grande cause régionale », nous
lui demandons de revenir sur cette décision inique, contraire à la justice sociale due à nos
concitoyen·nes en situation de handicap.
