Lutte contre les violences : associations et femmes en danger !

Chaque jour en France, des milliers de femmes victimes de violences trouvent refuge et accompagnement grâce aux associations spécialisées. Ces structures sont bien souvent leur seul espoir, leur unique porte de sortie. Pourtant, ces associations sont aujourd’hui asphyxiées par les coupes budgétaires, les retards de versements et le désengagement de l’Etat.

Les conséquences sont dramatiques : fermetures de permanences, suppressions de postes (de juristes, de psychologues ou d’assistantes sociales), réduction de l’amplitude des lignes d’écoute. Autant de dispositifs en moins pour protéger, écouter et sauver.

Les chiffres sur les violences faites aux femmes sont sans appel : en 2024, la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) a enregistré plus de 100 000 appels sur le 3919, un record ! Les cas rapportés sont plus nombreux mais aussi plus graves : tortures, strangulations, féminicides en forte hausse. Des situations à fort risque de féminicide !

Ce triste record confirme deux choses : une avancée salutaire dans la reconnaissance et la dénonciation des violences faites aux femmes ; mais aussi une impréparation collective face à l’ampleur du phénomène.

Le département des Hauts-de-Seine n’est pas épargné. Entre 2022 et 2023, les tentatives de féminicides y ont bondi de 86 %, les viols conjugaux de 13 %. Or, 80 % des victimes ne portent toujours pas plainte.

Face à cette réalité, les associations sont plus que jamais essentielles. Elles informent, accompagnent, alertent, forment. Elles interviennent dans les écoles, les hôpitaux, les commissariats, les tribunaux.

Dans notre département notamment, le Planning familial et le CIDFF, qui sont au cœur de ce maillage territorial, alertent sur leur situation financière critique. Les appels aux dons deviennent leur dernier recours !

Il est irresponsable de sacrifier les femmes sur l’autel de l’austérité. Considérer la lutte contre les violences faites aux femmes comme une « grande priorité nationale » c’est donner les moyens humains et financiers qui vont avec ! Il y a urgence !

Le soutien à ces associations est un devoir moral, une nécessité vitale. L’Etat doit réagir vite. Notre Département ne doit pas être en reste. Des vies sont en jeu.