Voir l’intervention de Nadia Mouaddine en vidéo ici :
Monsieur le Président, chers collègues,
Je tiens tout d’abord à exprimer notre étonnement quant à la présentation de ce rapport en commission éducation, alors même qu’il s’agit avant tout d’insertion professionnelle des allocataires du RSA, une compétence essentielle des affaires sociales. Ce glissement ne nous a pas été notifié, et nuit à la lisibilité du débat sur un sujet aussi central.
Sur le fond, nous rappelons que notre groupe reste opposé à la logique qui sous-tend la loi dite « plein emploi », dont le GIP Activity devient l’un des outils opérationnels. Une réforme qui stigmatise, conditionne le droit à une allocation à des obligations de plus en plus lourdes, et ignore les véritables causes de l’exclusion professionnelle.
Cependant, nous tenons à relayer les retours de terrain que nous avons reçus sur le fonctionnement du GIP Activity, et en particulier sur ses marges de progression.
Si certains volets, comme les pôles d’orientation ou les actions en lien avec les métiers du soin, montrent une vraie utilité, d’autres soulèvent des insuffisances concrètes :
- Aucune organisation de job dating cette année par Activity ;
- Manque de lisibilité sur les PEC 2025 (alors qu’il était prévu 40 postes CD) ;
- Les SIAE ne publient pas tous leurs postes sur la plateforme d’inclusion et certaines candidatures restent sans réponse ni motif de refus explicite ;
- L’offre de formation reste peu structurée : il est demandé qu’Activity puisse financer directement certaines formations validées ou clarifier ses liens avec France Travail ;
- Enfin, les partenariats type RATP mériteraient d’être élargis à d’autres employeurs pour diversifier les débouchés vers des emplois stables.
À nos yeux, l’accompagnement personnalisé des allocataires est encore trop peu intégré : le référent unique ne peut se contenter de lister des actions, il doit pouvoir construire un véritable parcours sécurisé vers l’emploi, dans une diversité de secteurs professionnels.
Pour toutes ces raisons, nous demandons que l’action du GIP Activity soit réorientée vers plus de transparence, plus de moyens sur la formation, et une stratégie employeurs bien plus ambitieuse, notamment avec le tissu économique local.
