Voit l’intervention de Hélène Cillières en vidéo ici :

Monsieur le Président, Cher·es collègues,

Nous examinons aujourd’hui le bilan du Fonds de Solidarité Logement pour le premier trimestre 2025. Ce rapport, comme les précédents, met en lumière la situation délicate de nombreux ménages Altoséquanais dans un contexte de crise qui perdure en Île-de-France et partout en France.

Les chiffres de ce premier trimestre 2025 montrent une augmentation des aides accordées après un ralentissement fin 2024, que ce soit en nombre d’aides (+15%) ou en montants financés (+1,5%). C’est un signe encourageant évidemment

Cependant, la comparaison des chiffres de ce 1er trimestre 2025 avec ceux du 1er trimestre 2024 ne peut que nous interroger. Le niveau d’aides est en baisse significative : -14,7% en montants financés et -8% en nombre d’aides accordées.

Vous justifiez cela en indiquant que le 1er trimestre 2024 avait été particulièrement élevé grâce aux « actions de remobilisation du FSL qui ont été menées auprès des services des solidarités territoriales ».

Aussi, nous nous interrogeons : pourquoi ce manque de constance ?

A la lecture de ce rapport, je tiens à insister sur les chiffres concernant l’Accompagnement Social Lié au Logement qui viennent, hélas mais sans surprise, confirmer les inquiétudes que nous avons exprimées en avril dernier.

Il y a une diminution de 8,5% du nombre de mesures en cours au premier trimestre 2025 par rapport au premier trimestre 2024 :

-77% pour les ASLL accès en logement autonome

-28% pour les ASLL en logement temporaire d’insertion

Vous l’indiquez clairement : le rapport attribue cette situation, pour l’accès, au « manque croissant de fluidité dans l’accès au logement, du fait notamment de la saturation du parc social ».

Pour les LTI, il est fait état de « difficultés des opérateurs » et de durées d’accueil qui s’allongent, limitant les nouvelles mesures.

Ces constats sont la traduction directe d’une crise du logement qui s’aggrave, tant en Île-de-France qu’à l’échelle nationale. La saturation du parc social n’est plus un secret. Les listes d’attente pour un logement social s’allongent sans fin. La précarité s’intensifie, exacerbée par l’inflation persistante et les difficultés d’accès à la propriété.

Le marché du logement est enfermé dans ce cercle vicieux et ceux qui en subissent les conséquences sont évidemment les ménages les plus modestes qui ne peuvent plus quitter leur logement même s’ils ne correspondent pas à leurs besoins. 

Le système est malade.

Monsieur Le Président, cher-es collègues, il y a urgence à agir à toutes les échelles où nous le pouvons pour favoriser la construction de logements sociaux, partout et pour tous, diversifier les solutions d’hébergement temporaire et soutenir activement toutes les initiatives qui luttent contre le mal-logement.

A notre niveau, nous pouvons et devons agir.

Evidemment, nous ne sommes pas seuls. Je vous propose que notre conseil interpelle fortement le gouvernement pour qu’enfin, au niveau national, un réel plan d’urgence pour le logement soit mis en place.

Merci.