Lors de cette commission permanente, nous avons notamment débattu de l’amélioration de la qualité de la restauration scolaire des collèges départementaux. Un sujet important pour notre groupe!
Nous sommes en ce sens favorables au retour à la preparation des repas en cuisine sur place, que propose l’exécutif départemental, dans tous les établissements où cela peut se faire.
Si la préparation de produits frais sur place est une avancée en termes de qualité, et un levier pour inciter les collégiennes et les collégiens à fréquenter les cantines scolaires, il est pour autant essentiel que ces évolutions profitent davantage aux élèves des établissements les moins favorisés socialement.
Ce qui n’est pas le cas pour l’instant: si l’on observe les 30 établissements concernés par les installations de cuisines sur place réalisées ou programmées depuis 2020, nous constatons que seuls 4 d’entre eux ont un indice de position sociale (IPS) inférieur à 100, et qu’à l’inverse, 20 établissements, soit les deux tiers, ont un IPS supérieur à 120 (dont 13 sont même supérieurs à 130).
Il est nécessaire de revoir l’ordre des priorités de mise en œuvre de ce dispositif, pour répondre d’abord aux besoins des établissements aux IPS les plus bas!
De façon plus générale, nous avons rappelé notre opposition aux contrats de concession de ces cantines passés avec des entreprises privées !
Nous avons d’autre part débattu de la mise en place des tarifs différenciés dans les EHPAD publics et privés non lucratifs.
Suite à l’adoption de la loi « Bien vieillir » en 2024, l’augmentation des prix pour les résidents en EHPAD non bénéficiaires de l’aide sociale a été rendue possible, jusqu’à 30% de plus par décret. Cette mesure injuste et inégalitaire vise à faire payer aux usagers le désengagement de l’Etat dans la prise en charge de la dépendance !
Les 20% de plus maximum retenus par la majorité départementale ne sont pas plus acceptables.
Nous défendons un plan d’ampleur, fondé sur la solidarité nationale et la redistribution des richesses, pour soutenir les EHPAD publics dont une majorité est aujourd’hui en grande difficultés.
