Monsieur le Président, chers collègues,

Je prends la parole au nom du groupe communiste pour exprimer notre soutien à cette délibération concernant les travaux de sécurisation des aménagements cyclables sur la RD920, un axe aussi stratégique que dangereux pour les mobilités douces.

Vendredi dernier, j’étais, d’ailleurs, présente avec le maire de Montrouge, à l’invitation des associations Mieux se déplacer à bicyclette, Val-de-Bièvre vélo et du Collectif Vélo Vallée Sud Grand Paris, pour saluer le démarrage concret de ces travaux tant attendus. Je tiens à remercier ici les associations pour leur engagement constant, leur expertise de terrain et leur ténacité qui ont permis d’obtenir ces avancées.

Cette délibération est une réponse, certes partielle, mais pleinement justifiée : celle de sécuriser les cyclistes, trop longtemps mis en danger sur cet axe pensé pour la voiture, mais de plus en plus fréquenté à vélo.

L’aménagement issu des coronapistes est, aujourd’hui, inadapté, parfois accidentogène, et suscite des conflits d’usages quotidiens. Les modifications proposées vont dans le bon sens. Elles répondent à des besoins réels.

Nous approuvons donc ces travaux. Ils permettront à terme une continuité cyclable essentielle pour les trajets domicile-travail, comme pour les usages du quotidien.

Je le dis aussi comme élue de Bagneux : j’ai hâte de voir démarrer les travaux sur la partie balnéolaise. Les habitants les attendent avec impatience. La sécurisation de cette portion de la RD920 est plus que nécessaire.

Vous ne serez pas surpris de la suite de mon intervention.

L’abandon du projet de requalification globale de la RD920 est une occasion manquée. Nous avions là l’opportunité de repenser totalement cet axe : pour les piétons, les cyclistes, les riverains. De l’apaiser, de lui donner une fonction de lien urbain qui rompt avec une logique d’artère autoroutière en pleine ville. Nous continuerons à porter, avec les élus locaux et les habitants, une vision ambitieuse pour cet axe majeur.

Car oui, penser la ville autrement, c’est aussi sécuriser les mobilités douces, réduire la place de la voiture, et offrir un cadre de vie plus sain, moins bruyant, moins pollué.

Alors, même si cette délibération ne remplace pas le projet global que nous défendions, elle est une première vraie avancée.

Je vous remercie.