Monsieur le Président, chers collègues,
Je voudrais, comme il se doit, commencer en saluant l’ensemble des agents des services départementaux, pour le travail qu’ils accomplissent toute l’année.
Nous ne pouvons pas aborder ici l’ensemble des actions du Département, qui sont toutes importantes, et je concentrerai donc mon propos sur les politiques de solidarités, dont notre collectivité est chef de file.
Nous le rappelions l’an dernier : les inégalités socio-économiques et territoriales se sont accentuées ces dernières années en Ile-de-France, et notamment dans les Hauts-de-Seine.
Ce qui n’est pas sans conséquences sur la cohésion sociale de nos territoires.
Ce rapport met notamment en avant les perspectives offertes par l’adoption du Schéma des solidarités, au mois d’octobre dernier.
Nous rappelons que notre groupe s’était montré circonspect sur ce schéma, et ma collègue Nadia Mouaddine avait en particulier regretté la faible concertation qui l’avait précédé, ainsi que l’absence de schémas spécifiques dédiés à l’enfance, à la jeunesse et à l’autonomie qui existaient auparavant, et qui s’accompagnaient chacun d’un comité de pilotage et d’un comité de suivi, ainsi que de bilans périodiques.
Du fait de la vision plus restreinte qu’il donne de l’action départementale, nous restons dubitatifs sur la capacité de ce schéma à garantir une offre de services en adéquation avec les besoins des populations.
Un autre point essentiel à nos yeux, est la capacité de nos Services de Solidarités Territoriales à remplir leurs missions.
Ils sont en première ligne face aux enjeux sociaux, et méritent à ce titre une attention particulière.
Ces services ont besoin de plus de personnels, bien formés, bien encadrés, et des encadrants eux-mêmes bien formés, pour mieux répondre aux demandes des usagers.
Nous avions déjà évoqué l’an passé la faible progression des effectifs départementaux en matière d’action sociales et de solidarités, et nous ne pouvons que refaire ce constat aujourd’hui, même si nous connaissons bien entendu les difficultés à recruter. Ma collègue Hélène Cillières y reviendra concernant le tableau des effectifs.
Quoi qu’il en soit, l’attractivité de notre Département passe non seulement par de bonnes conditions salariales, mais aussi par des conditions de travail améliorées, par un effort sur le bien-être au travail des agents, qui sont en relation quotidienne avec des publics en grandes difficultés.
Ces points sont essentiels pour la qualité du service rendu !
A ce propos, nous avons récemment été interpellés par les organisations syndicales sur la situation du SST 2 d’Asnières-Gennevilliers, qui souffre d’un manque d’effectifs : la polyvalence demandée à un certain nombre d’agents pour faire fonctionner le service, et le non-respect des cadres d’emploi qui en découle, posent problème.
De telles conditions de travail entrainent des situations de surmenage, des conflits et un mal-être diffus, et conduisent au final aux départs de certains personnels, qui préfèrent rejoindre d’autres collectivités. Ceci alors même qu’il nous faudrait être plus attractifs pour recruter davantage !
Je terminerai en revenant, une fois encore, sur la situation de la MDPH :
Nos échanges ces derniers mois avec les agents et leurs représentants confirment à nouveau les effets délétères des politiques de gestion des personnels menées dans la décennie passée, avec les mêmes situations de mal-être au travail, des départs d’agents non remplacés, et les conséquences que nous connaissons sur les délais de traitement des dossiers.
Là encore, l’attractivité des emplois est centrale !
Elle est notamment à prendre en compte dans le projet de déménagement de la MDPH vers le Pôle Léonard de Vinci, avec l’objectif d’améliorer conjointement les conditions de travail des équipes, et la qualité du service rendu aux usagers. Nous vous avons d’ailleurs écrit à ce propos Monsieur le Président, et nous restons disposés à échanger avec vous sur ce point. Je vous remercie
