Nos deux groupes ont été, ces dernières semaines, interpellés par le Collectif RESF MIE 92 concernant la situation du jeune Mandé Alassane SIDIBE, mineur non accompagné (MNA) scolarisé au collège André-Doucet de Nanterre.

Ce jeune de 15 ans, qui souffre d’une pathologie chronique grave et se trouve isolé sur notre territoire, est dans une situation particulièrement difficile et urgente.

Malgré un passeport et une carte consulaire attestant de son identité, ainsi qu’une copie d’acte de naissance validée par les autorités ivoiriennes en France lors de sa demande de passeport, il n’est considéré aujourd’hui, au regard de la justice, ni comme mineur ni comme majeur. Il a ainsi été averti de la fin de sa prise en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance des Hauts-de-Seine (ASE 92) à la date du 20 mars dernier.

Les acteurs associatifs et l’équipe pédagogique du collège André-Doucet se sont activement mobilisés, afin qu’une solution viable et humaine soit trouvée, permettant à ce jeune de suivre son traitement médical et de continuer sa scolarité dans de bonnes conditions.

Nous avons sollicité par deux courriers successifs le président du Conseil départemental pour que ce dernier autorise, à titre gracieux et humanitaire, le prolongement de l’hébergement du jeune Alassane par les services départementaux, au moins jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours.

Nous déplorons fortement que ces courriers soient restés sans réponse, et d’apprendre aujourd’hui sa remise à la rue, sans plus de considérations pour son état de santé et pour son avenir.

Nous soutenons donc pleinement les acteurs éducatifs et associatifs qui restent mobilisés pour Alassane.

Nous renouvelons avec eux la demande faite au président du Conseil départemental, de prendre en compte les circonstances humanitaires évidentes qui caractérisent la situation de ce collégien, et de revenir sur sa décision de le remettre à la rue.