Vingt ans, après l’adoption de la loi Handicap du 11 février 2005, beaucoup reste à faire pour le respect des droits et pour répondre aux besoins de nos concitoyens en situation de handicap.
Dans les Hauts-de-Seine, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui est un rouage fondamental des politiques de solidarité du département, connait de graves dysfonctionnements, faute de moyens et de personnels suffisants.
Les usagers alertent régulièrement sur des délais d’attente extrêmement longs pour le traitement de leurs demandes : 12 mois, et parfois bien davantage, alors que le délai maximum légal est fixé à 4 mois.
Il n’est pas acceptable de mettre ainsi les usagers en difficultés !
Notre groupe est intervenu sur cette situation l’an dernier en séance publique. En réponse, des engagements ont été annoncés par l’exécutif départemental. Pour autant, depuis, les progrès sur le terrain sont peu visibles.
Nous sommes aujourd’hui à nouveau intervenus en séance, pour demander au Département mettre tout en œuvre pour que la MDPH réponde pleinement aux besoins des usagers.
Il faut un vrai plan d’urgence pour améliorer rapidement les délais de traitement des dossiers, et donner les moyens aux agents de travailler dans des conditions normales.
Il est essentiel qu’une présence physique accrue de ce service public soit développée sur l’ensemble du territoire des Hauts-de-Seine, sous la forme de permanences dans les villes, pour que les temps de parcours ne soient plus un frein au recours aux droits. Les dispositifs d’accueil numérique actuellement développés ne peuvent pas s’y substituer.
C’est toute la qualité des services publics départementaux d’action sociale et de solidarité qui est ici en jeu.
Plus largement, les domaines où il faut progresser pour répondre aux demandes légitimes des publics en situation de handicap sont encore nombreux, notamment en matière d’accessibilité des transports en commun, ou encore le logement.
Nous avons demandé au président du Conseil départemental, en cet anniversaire de la loi Handicap de 2005, que notre collectivité se saisisse enfin à bras le corps de la question du handicap, dans toutes ses politiques publiques.
Des annonces et de nouvelles promesses d’améliorations sur le fonctionnement de la MDPH nous ont été faites : nous resterons donc attentifs, aux côtés des usagers et de leurs représentants, à ce qu’elles soient rapidement suivies d’effets.
