Monsieur le président, chers collègues,
Notre groupe va donner « acte » de ce rapport. Néanmoins, nous continuons de nous interroger sur les irrégularités qui sont signalées, depuis plusieurs années, dans les pratiques de l’exploitant privé de cet équipement.
Ces dernières années, le département a adressé plusieurs mises en demeure à Tempo-Ile-Seguin pour que ce dernier transmette l’intégralité des comptes sociaux et comptes de résultats des entités opérant sur le site.
Ce partenaire minimise semble-t-il les recettes générées par celles-ci, au détriment du département.
Nous continuons donc à dénoncer cette opacité de gestion.
Et je rejoins ici les remarques déjà formulées dans le passé par les collègues de notre groupe, notamment Pierre Ouzoulias, qui soulignait combien ces problèmes sont le résultat malheureusement inéluctable du montage juridique et financier du Partenariat Public-Privé décidé il y a plus de 10 ans :
Un PPP auquel notre groupe s’était clairement opposé, et qui ne faisait pas non plus l’unanimité dans la majorité départementale de l’époque.
Aujourd’hui, notre collectivité doit assumer une charge de près de 18 millions d’euros par an dans le cadre de ce PPP…
Cette charge annuelle, d’une durée de trente ans, tend de fait à obérer le budget de la culture. Et dans cette période où les contraintes budgétaires sont évoquées, nous ne souhaitons pas voir le reste des politiques culturelles en souffrir.
Sur le plan national, le budget du ministère de la Culture pour 2025 subit une réduction drastique de 50 millions d’euros, s’ajoutant aux 100 millions d’euros déjà supprimés en 2024. Le Pass Culture, essentiel pour l’accès des jeunes aux pratiques culturelles, est amputé de 35 millions d’euros.
Ces choix budgétaires privent des milliers d’enfants, notamment issus des classes populaires, d’accès au théâtre, aux musées, au cinéma… Des compagnies et des associations vont disparaître, en particulier celles qui interviennent dans les écoles et sont rémunérées via le Pass Culture.
Concernant notre département, nous avons ainsi appris la suppression du festival Chorus pour cette année, alors même que nous étions à l’inverse demandeurs d’un déploiement de cette initiative au plus près des villes et des quartiers.
Nous profitons donc de cette occasion pour réaffirmer notre attachement à la culture et à tous ses acteurs, notamment associatifs, et pour souligner aussi qu’il est impératif de sanctuariser les budgets culturels et artistiques, de préserver notre patrimoine mais aussi de renforcer le dynamisme culturel et le lien social sur notre territoire.
