Monsieur le Président, chers collègues,
Ce rapport développement durable 2024 nous permet donc de faire le point sur l’avancée de l’Agenda 2030 du Département voté l’an dernier, pour répondre aux objectifs de développement durable fixés par l’ONU.
Nous partageons les 5 enjeux mis en avant par cet agenda, dans ses dimensions à la fois sociales et économiques, écologiques et climatiques, qui sont les fondements de la notion de développement durable.
Je vais donc revenir sur quelques uns de ces enjeux.
Concernant le premier « Prendre soin des habitants » :
Les Hauts-de-Seine connaissent de grandes inégalités sociales et économiques, tant en matière de revenus par habitants, de logement, que d’éducation ou de santé.
Les urgences en matière de solidarités, d’accès aux droits et aux services publics, restent grandes pour une part importante des habitants de notre département.
L’Etat doit prendre sa part à cet effort : il est crucial pour y répondre d’apporter un soutien accru aux collectivités, aux maires et aux élus locaux.
Même si ce n’est malheureusement pas la perspective annoncée par les choix politiques et budgétaires du gouvernement de François Bayrou.
Il importe pour autant que notre Département prenne ses responsabilités :
Il nous faut pour cela y mettre des moyens durables, et faire en sorte que cet Agenda ne soit pas simplement un outil de communication..
C’est le cas notamment pour nos services sociaux territoriaux, qui sont en première ligne dans nos politiques de solidarité.
Il est vital que la qualité et l’accès à ces services publics soient les mêmes partout.
Le rapport propose de faciliter l’accessibilité de ces services sur tout le territoire :
Notre collègue Laureen Genthon évoquera tout à l’heure la situation de la MDPH et les difficultés que rencontrent ses usagers : il y a là aussi des réponses à apporter, et plus largement aux problématiques rencontrées par les personnes en situation de handicap et leurs familles.
En matière d’accès à l’emploi, de lutte contre l’exclusion socio-professionnelle, nous l’avons déjà dit : la mise en œuvre d’un programme d’insertion ambitieux est essentielle.
La réforme nationale en matière d’accompagnement des bénéficiaires du RSA ne va pas dans le bon sens.
Et il importe que notre collectivité veille, dans le cadre de ses actions d’accompagnement, à financer des acteurs réellement engagés dans des actions sociales et solidaires (je me réfère ici aux remarques passées de ma collègue Nadia Mouaddine concernant les subventions au groupe SOS).
« Prendre soi des habitants », c’est aussi leur donner accès à un logement abordable et de qualité :
L’agenda 2030 le mentionne, mais nous insistons sur le fait qu’il faut à présent un véritable sursaut dans les politiques du logement, que ce soit au niveau de l’Etat, de la Région, d’un certain nombre de villes, et aussi de notre Département.
Nous sommes plus que jamais, avec la crise du logement actuelle, face une situation explosive!
Lorsque le rapport évoque, avec l’idée de « choisir les Hauts-de-Seine », la notion d’attractivité du territoire, nous devons garder à l’esprit que cette attractivité n’a de sens que si nous pouvons y loger tous les salariés et fonctionnaires essentiels à notre économie, à nos administrations et nos services publics, de même que ses jeunes et ses étudiants.
Concernant les actions en direction de la jeunesse : il faut là aussi travailler sans relâche à résorber les inégalités sociales qui s’insinuent dans notre système éducatif national.
L’Etat a sa part de responsabilité, mais le Département peut et doit y contribuer ; notamment, comme nous l’avons déjà proposé, en prenant davantage en compte l’indice de position sociale :
Cet outil est essentiel pour renforcer le soutien de notre collectivité aux activités pédagogiques dans les établissements aux publics socialement moins favorisés.
Enfin l’action sur les enjeux climatiques et environnementaux est directement relié à la lutte contre les inégalités sociales et territoriales.
Il y a un travail d’ampleur à mener sur rénovation thermique des logements et la lutte contre la précarité énergétique.
De même concernant la résorption des îlots de chaleur, en particulier dans les quartiers populaires qui souffrent particulièrement des canicules estivales.
De même aussi concernant les collèges.
L’agenda 2030 annonce des mesures en ce sens, dont on voit que beaucoup d’entre elles ne font que débuter, et qu’un certain nombre ne sont pas encore engagées.
Il en est grand temps, et nous formulons évidemment le souhait que le niveau d’investissement nécessaire soit maintenu dans la durée.
2030, c’est demain : il faut donc, dans les 5 ans à venir, agir localement, de manière transversale et efficace, pour un monde durablement vivable !
En séance publique du Conseil départemental aujourd’hui : Denis Datcharry intervenait sur le rapport 2024 en matière de développement durable, une notion aux dimensions à la fois sociales, économiques, écologiques et climatiques.
Nous rappelons que les urgences en matière de solidarités, d’accès aux droits et aux services publics, restent grandes pour de nombreux habitant.e.s de notre département. La qualité et l’accès à ces services publics doivent être les mêmes partout.
Il faut aussi permettre l’accès de toutes et tous à un logement abordable et de qualité : nous en sommes loin aujourd’hui ! L’écrasante majorité des salariés essentiels à notre économie et à nos administrations sont éligibles au logement social : mettons tout en œuvre pour les loger là où ils travaillent.
Il est tout aussi essentiel de résorber les inégalités sociales qui s’insinuent dans notre système éducatif : l’Etat a sa part de responsabilité, mais le Département peut et doit y contribuer ; notamment, en prenant en compte l’indice de position sociale : cet outil est essentiel pour renforcer le soutien aux activités pédagogiques dans les collèges aux publics socialement moins favorisés.
L’action sur les enjeux climatiques et environnementaux est reliée à la lutte contre les inégalités sociales et territoriales : il reste un travail d’ampleur à mener sur rénovation thermique des logements et la lutte contre la précarité énergétique.
De même concernant la résorption des îlots de chaleur, notamment dans les quartiers populaires qui souffrent particulièrement des canicules estivales.
Si l’agenda 2030 annonce des mesures en ce sens, on voit que beaucoup d’entre elles ne font que débuter, et qu’un certain nombre ne sont pas encore engagées.
Il en est grand temps ! Nous demandons évidemment que le niveau d’investissement nécessaire soit maintenu dans la durée pour y parvenir.
