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Mesdames, messieurs, chers collègues.
Je vais de nouveau me féliciter ici de la catastrophe heureusement évitée, qui consistait à vouloir absolument délocaliser le siège du Conseil départemental pour le faire partir de Nanterre et l’implanter au sein du quartier d’affaires de La Défense.
On ne pouvait pas y voir autre chose qu’une dimension politique du projet consistant à s’implanter au plus près de la symbolique que représente le pouvoir de l’argent, tout en s’éloignant du souffle des populations que le Conseil départemental sert.
Le rapport ne dit pas que le conseil départemental a fait le choix de ne pas rénover les bâtiments dont il est propriétaire, et notamment son siège, pensant à l’époque faire un bon coup financier, que semblait confirmer la proposition incroyable d’un investisseur (avec l’argent des autres) de racheter à 105 millions d’euros, sans condition suspensive.
Aujourd’hui, l’assemblée doit savoir que les actifs assez nombreux dont dispose le Conseil départemental à Nanterre, mais aussi à la Défense avec l’ex pôle Léonard de Vinci, devrait être très fortement dévalorisés pour trouver une porte de réemploi pour certains, ou de démolition-reconstruction pour d’autres.
Evidemment, cette question de la transformation de probablement 10 millions de mètres carrés de bureaux en Ile-de-France ne frappe pas que le Conseil départemental. Elle pose des problèmes techniques, environnementaux, liés notamment à réduction de la production de carbone, comme elle pose des problèmes aux communes avec le changement d’usage et donc, la nécessité d’équipements publics nouveaux. Elle pose aussi des problèmes de mixité emplois/logements mais elle butte sur une grosse question financière que l’ancien directeur de la Caisse des dépôts et consignations Habitat révèle dans un rapport à la demande du Président de la République.
Il est d’ailleurs étonnant que, bien que le Département soit impliqué en première ligne dans la gestion et le devenir de La Défense, y compris avec des implications pour son budget, nous n’en débattions pas. Nous pourrions demander à notre collègue Jean-Christophe Fromentin qui, selon la presse, va sortir un livre, fruit d’une recherche sur l’avenir des quartiers d’affaires, et particulièrement celui de La Défense, de nous éclairer, de même que le travail réalisé par les équipes de Paris La Défense, pour se saisir ici de cette question. Doit-on attendre un rapport de la Cour régionale des comptes pour être obligés de s’en préoccuper ?
Je suis par ailleurs étonné que ce rapport n’intègre pas la question des locaux de la MDPH, rue Rigault à Nanterre. Nous savons pourtant que les locaux actuels appartiennent au Conseil départemental, sauf le rez-de-chaussée qui serait loué à un tiers. D’où la difficulté d’entreprendre les travaux nécessaires au bon fonctionnement d’une structure un peu plus grande, du fait du statut du bâtiment qui est une copropriété.
Est-ce suffisant pour envisager, là aussi, de l’abandonner pour un hébergement temporaire au pôle Léonard de Vinci, en attendant son installation au sein du bâtiment L’extension en 2030, le temps de réaliser les travaux nécessaires ?
Parallèlement, le présent rapport évoque l’éventualité d’un plan de cession de 6 biens immobiliers parmi lesquels figure le pôle Léonard de Vinci. Dans ces conditions, pouvez-vous nous éclairer plus finement au sujet des perspectives envisagées pour la localisation de la MDPH monsieur le Président ?
Je vous remercie.
