Monsieur le Président, chers collègues,
Concernant ces objectifs de dépenses des services sociaux et médico-sociaux, nous avons certaines interrogations concernant les taux d’évolution des dépenses autorisées qui nous sont annoncés.
Vous nous rappelez la progression de ces taux en 2023 à 2%, et en 2024 à 2,44 % pour le secteur des personnes âgées, à 2,58 % pour le secteur des personnes handicapées, et à 2,58 % pour le secteur de l’ASE, ceci afin de tenir compte du contexte inflationniste.
Ces hausses étaient en effet essentielles dans ce contexte.
Néanmoins pour l’année à venir, des taux inférieurs sont annoncés, au motif d’une désinflation générale et des contraintes liées à l’environnement budgétaire.
Sont ainsi prévus :
-sur le secteur des personnes âgées un taux de 1,96 % ;
-sur le secteur des personnes handicapées : 1,77 % ;
-et sur le secteur des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance : 0,5 % soit, pour ce secteur, un retour au taux antérieur à 2023.
Si l’on constate effectivement une tendance à la baisse de l’inflation, nous regrettons cependant ces baisses annoncées concernant les compétences premières de notre collectivité.
Il est essentiel de les maintenir à un niveau de financement ambitieux, sur des services qui s’adressent aux populations les plus démunies de notre territoire, et qui ne peuvent faire les frais d’ajustements budgétaires.
Nous nous abstiendrons donc sur cette délibération.
Je vous remercie.
