A l’occasion de cette commission permanente, nous nous sommes opposés au renouvellement des concessions de service public dans la restauration scolaire des collèges. Ces dernières années, le service rendu par les sociétés privées concessionnaires n’a pas été à la hauteur. Les retours négatifs des parents et des élèves ont été très nombreux. Pour faire bénéficier aux jeunes d’une alimentation saine, à base de produits locaux et bio, pour développer la demande de ces produits et encourager l’offre, le recours au privé n’est pas la solution. Le département doit explorer de nouvelles solutions pour répondre à ces objectifs, avec une meilleure maitrise publique ! C’est le cas notamment du modèle des Entreprises publiques locales, qui permettrait de sortir de l’alternative entre régie publique et concessionnaires privés. Nous regrettons de ne pas avoir été entendus. Le département rate encore une occasion d’innover sur ces questions !
En matière d’emploi et d’insertion, nous nous sommes opposés à la mise en œuvre de la réforme de l’accompagnement des allocataires du RSA. Cette réforme nationale a été dénoncée par les organisations syndicales et associatives pour son caractère coercitif et stigmatisant, avec la mise en place de mécanismes de contrôle renforcé, qui occulte les véritables freins structurels à l’emploi. Concernant les subventions présentées, nous refusons le financement de structures telles que le Groupe SOS, dont l’approche néolibérale de l’économie sociale et solidaire, les pratiques managériales, et les connexions politiques avec le président de la République sont un réel problème ! Est-ce vraiment ce modèle que nous voulons promouvoir pour accompagner nos concitoyens les plus en difficulté ? Nous pensons qu’il existe d’autres voies, plus humaines et respectueuses, pour une insertion socio-professionnelle durable !
Concernant la décision du Département de ne plus prendre en compte l’inflation pour revaloriser les dotations de fonctionnement liées aux Contrat de Développement Département-Villes : ce coup de rabot important fragilise les capacités des communes à faire vivre les services publics de proximité. L’impact de la crise actuelle sur les collectivités est certes bien réel. Mais les 1,4 millions d’€ qu’aurait apporté aux villes en 2025 cette indexation sur l’inflation n’auraient pas fondamentalement déséquilibré le budget du Département, notamment au regard de son excédent budgétaire de l’an passé. il s’agit là d’un très mauvais signal envoyé aux communes !
Concernant les subventions départementales au dispositif Erasmus + pour les voyages scolaires, seuls 4 collèges sont concernés : c’est très peu au regard du nombre de collèges de notre département ! Les voyages scolaires sont un outil pédagogique essentiel. Pour les administrations des collèges, le dispositif Erasmus+ apparaît lourd et complexe, des dossiers ont été refusés sans explication. On est donc très loin de convaincre les établissements d’entrer dans ce dispositif ! Il faut en élargir le périmètre, en particulier avec les collèges de l’Education prioritaire. Au-delà, nous demandons aussi des financements spécifiques du Département, accessibles hors Erasmus+, pour les voyages scolaires !
