Dans l’édition du HDS Mag de début 2024, la majorité départementale a (enfin) fait le choix de parler du logement à travers un encart spécial. Mais qu’on ne s’y trompe pas : dans les Hauts-de-Seine, pour le droit au logement, le compte n’y est pas !
Depuis de nombreuses années, notre groupe ne cesse d’alerter sur l’urgence pour le Département d’agir avec détermination face à une crise du logement qui touche de plus en plus d’Alto-Séquanais-es. Avec ses excédents budgétaires dégagés chaque année, il en a largement les moyens !
Les mesures obtenues pour la réhabilitation thermique du parc social, l’amélioration de l’habitat privé et le renouvellement urbain étaient indispensables. Mais il faut aller plus loin.
Alors que les prix du privé continuent d’exploser, les délais d’attente pour avoir un logement social sont toujours plus longs : en Île-de-France, il faut attendre plus de 10 ans. Ce n’est pas acceptable.
24 ans après le vote de la loi SRU, il y a toujours 17 villes sur 36 des Hauts-de-Seine qui sont hors-la-loi du taux minimum de 25% de logements sociaux, dont 9 épinglées en décembre dernier par des arrêtés préfectoraux de carence. Ces villes qui font de l’entre-soi pour les plus aisés et qui refusent l’effort de solidarité pour le logement doivent être davantage sanctionnées.
La droite départementale s’obstine à refuser de financer la construction de logements sociaux dans les communes dont le taux est supérieur à 35%, dans la même veine que la droite régionale au niveau de l’Île-de-France.
Ces choix rétrogrades sont contraires au principe du droit au logement et ne font qu’aggraver les inégalités, pour les 76 % des Francilien-nes éligibles au logement social.
C’est tous les salarié-es, retraité-es, étudiant-es, privé-es d’emploi qui sont repoussés toujours plus loin pour se loger, pénalisés par ces politiques départementales de frein à la construction de logements sociaux. Le Département doit changer de cap !
