L’indice de position sociale (IPS) mis en place par l’Education nationale évalue les conditions socio-économiques et culturelles des familles des collégien.nes de notre Département. Il met en évidence les importantes inégalités sociales entre les établissements des Hauts-de-Seine. Les IPS les plus élevés concernent majoritairement les collèges privés, alors que les IPS les plus bas concernent majoritairement des collèges publics, qui pour la plupart, sont classés en REP et REP+.
Le Département a décidé, depuis l’an dernier, de prendre en compte cet indice pour le calcul de ses dotations de fonctionnement aux collèges. C’est une avancée, mais beaucoup reste à faire.
Pour contrer ces disparités socio-économiques, et parce qu’ils cumulent le plus de difficultés, il faut davantage de moyens pour les établissements aux IPS les plus faibles.
Cela aurait un impact positif sur les activités pédagogiques, la qualité de vie scolaire et les conditions générales d’apprentissage, qui sont aujourd’hui insuffisamment financées.
Cela pourrait aider à lever les freins sur les sorties pédagogiques, culturelles et sportives, pour lesquelles l’accessibilité et le coût des transports en commun sont contraignants pour de nombreux collèges.
Cela concerne aussi les voyages scolaires qui restent peu accessibles aux élèves des milieux modestes. Le reste à charge est trop important pour les familles, de trop nombreux.ses collégien.ne.s s’en voient donc privé.e.s.
Ces sorties et voyages ont un rôle important, et font partie intégrante de la scolarité.
Afin de mieux contribuer à la réduction des inégalités entre les collèges, les moyens départementaux doivent être davantage mobilisés et mieux orientés pour que tous les élèves, de tous établissements et de tous quartiers, notamment les moins favorisés, disposent de chances égales de réussite.
En cette année 2024, faisons plus pour les collèges publics et pour l’avenir de nos jeunes !
Meilleurs vœux à toutes et à tous.
